La 180 est magique, chaleureuse et joyeuse

La 180 de bonheur, de douleur, de doute, d’amitiés …

La 180 Mon amour…, la 180 s’est OFF course ;-)

               le film de gilles revol http://www.youtube.com/watch?v=HchBQ5-8d8E&feature=youtu.be

La 180 on la vie et elle restera ma plus belle des randonnées

Il suffit de l'aimer pour savoir l'apprécier.

 

 

Il y a 3 ans, je courais pour la première fois la saintélyon. Je fus la rencontre  de loustique au flore qui m’avait intrigué.

En cette fin d’année les souvenirs fusent sur toute les raisons qui m’ont poussé à passer le pas et participer à ce OFF avec la tribut lyonnais du Lyon ultra run.

Le 22 juin, je saute de mon siège en voyant le mail de jean François pour m’annoncer que je serai de la partie dans les monts du lyonnais le 7-8 décembre.

Voilà, il y a plus qu’à affuté les chaussures et rodé le mental… jusqu’au mois de décembre pour finir l’année en beauté.

Apres une année bien remplis, je le lance dans ce défis fou qui pour moi sera une aventure.

Le vendredi 6 direction Lyon, Nous profitons de l’invitation d’Anthony pour nous faire un tripoux pasta à la mulatière.

Rencontre avec notre confiseur de tripoux DOLoAN … qui nous contes les effets d’un tripoux aveyronnais sur la lyonsaintélyon

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Ainsi qu’Hervé, gilles et David – 5 lurons autours d’un tripoux pour une sacré prépa d’avant course.

Les jeux sont faits 5h de sommeil et nous voilà à gerland en ce samedi 7 décembre.

On y est !!! 150km et 4000 de d+ nous attendent.

Le grand saut -  Le départ:

L’émotion est grande au départ, au fond ça bouillonne… mais qu’est-ce que je fou la !!!!

L’aller ce fut un levé de soleil avec des amitiés, du partage, des émotions, des rencontres et des paysages à couper le souffle. Biscotte mène le train avec talduis en guide local comme dans le Toubkal dans son bocal. Les Km passent et le mont blanc se profile à notre gauche à la sortie de st Foy les Lyons.

 

SOUCIEUX à table:

Ca papotes jusqu'à soucieux. On a même le droit à un emballage de type course hippique à l’entrée de soucieux pour les galettes aux pralins ;-)

Les âmes sont bonne enfant et nous traçons au rythme de sénateur, les paysages sont assez humain mais nous remarquons au loin des vallonnements et une blancheur douce qui arrive petit à petit sous nos pied.

Après une restauration de 30’ nous repartons vers st genoux.

ludo doit nous quitter pour cause de grippe et de fièvre. Nous ne sommes plus que 21 au bout de 20 km.

ST GENOUX : on est un peu moue du genou là


Les vallonnements se succèdent et au fils des km je rencontre les amis dolhan ( le farceur ) et gilles (le Francis Ford Coppola de la 180 ) des sacrés stroumfs les compères …  le trajet st genoux – st Catherine passent a une allure cool mais le temps dans s’est moments-là n’a plus de place et passe vite….

ST CATHERINE, le restaurant de Gargantua

Nous sommes déjà à st Catherine. Et la une table de rêve digne des buffets de gargantua, (la flore n’a qu’à bien se tenir la 180 va déposer le concept ;-) ) magnifiquement buffet mise en place par le brillant et efficace staff d’arthur’s family. Petite pause d’1 heure avec tirage au sort des dossards 2014… une autre histoire d’amour avec le st jacques … dossard que j’offre à Anthony pour ça générosité sur ce off ;-)

Après cette pause conviviale, il faut se remettre au charbon pour repartir … le première plaque de verglas apparaisse sur les haut de st Catherine… le rythme et le groupe fait l’accordéon … mais qu’elle bonheur on va avoir le droit à un sacré couché de soleil au col de la Gâché et sur moreau.

Rien que pour ça, je dis oui pour 2014 ;-)

Le froid commence à nous prendre et la nuit aussi … le groupe court toujours il est 18h et nous redescendons sur st Christo en jerez … la neige est permanente et les plaque de glace commence à se former.

ST CHRISTO, on ne traine pas

18h30 ravito de st Christo et les amis de Châteauroux sont là en camping-car. Merci à Ludo et a Éric de leur passage … à ce moment le ca m’a réchauffé le cœur. Il se demande encore dans quoi je les ai embarqués au vu des conditions à st Christo.

Petite pause de 15’ rapido et zou on redécolle. Il y a encore 16 km de nuits. Les âmes sont toujours à la joie mais les muscles commencent à raidir ;-)

 

 

ST ETIENNE la délivrance de la pitance (tout sauf le flore)

Cette partie est très glissante enneigé et verglacé, il faudra attendre sorbiers et les lueurs du village pour se détendre un peu et être moins crispé. Mais l’heure tourne, nous sommes attendu pour le repas au flore. 20—20h30 … et enfin la ligne du off se profile … nous arrivons à 21 à st Etienne.

L’ambiance est toujours conviviale, Arthur mène sa troupe de moussaillons

LA PAUSE DANCE FLORE - ST ETIENNE pause 3heures

Et bien non nous n’avons dansé, ni beaucoup mangé. 3 h de pause nous suffirons pour recharger les batteries. Je pensais que nous allions arriver en tout discrétion mais nos balises nous auraient elle pas trahi…

Le contraste à notre arrivée … la joie laisse place à la bonne humeur et une clameur des kikourou . L’émotion prend le pas et la réalité nous rattrape. Plus de patte… bon là c le drame …

Apres de longues minutes, heures d’attente à 23h nous avons enfin des pattes a l’eau sans grullères et faut repartir pour 75 km dans l’autres sens. Ça fuse …  dans les tétios.

Le retour de  LA SAINTELYON

Départ minuit, s’est comme ça depuis 60 ans.

Un froid de canard mais de la chaleur dans les cœurs.

Je décide de partir de derrière avec les randonneurs car, au dire des anciens finishers de la 180, le départ risque d’être brutal sur le bitume. Le coup de feu donner, je pars doucement et retrouve Hervé puis Corinne… jusqu'à st Christo nous allons faire route commune. Peux avant le ravito je me retrouve seul et commence à rentré dans ma course …

ST CHRISTO tout va bien:

Je commence à trouver mon rythme de croisière.

Le contraste avec les autres coureurs est flagrants… mes préoccupations ne sont pas le verglas ni les chute des concurrents mais bien ne pas m’endormir et m’alimenté correctement.

Le feu de camps sur les hauteurs de st Christo annonce les températures froides sur les hauteurs de moreau. La glace fait son apparition. Les yatracks en tout genre jonchent le sol. Des coureurs ont du se faire de belles frayeurs. L’ambiance dans le peloton est austère. On sent l’appréhension des coureurs, contrairement à l’aller ou nous partagions des moments d’amitiés. La saintélyon reste des moments de solitudes dans une course de masse.

Nous ne sommes pas dans la même course même si nous sommes dans le même peloton.

Dans cette portion je retrouve l’ami jean phi qui me double et me redouble.

 

ST CATHERINE  le rush hours

Les lueurs de st Catherine apparaissent et l’entrée du chemin qui mène au ravitaillement est une belle patinoire. Le candeloro show est à son maximum. « Boum, arhhh, attention … chute à droite, chute à gauche» cela donne l’impression d’être dans le peloton d’arrivée du tour de France à l’approche d’un sprint … sauf que là c’est le IN de la saintélyon. Je remonte toujours le peloton équipé de mes sur chaussures fabriqué dans le mont d’Ambert … ça accroche et je ne glisse pas même avec le sommeil qui guette le bout de son nez et l’envie de salé.

Trop de monde , je ne traine pas. un thé , une rencontre avec pierre etienne qui attend mamapat.. et je file. on observe les premier coureur qui ont une defaillance.

Le bois d’Arfeuille ne sera pas vite avalé finalement au contraire d’autres coureurs. Je me fais déposer par un paquet de monde (jean phi me repasse et retrouve la forme). Fabien Maturier, un ami me demande si ça va …. Vu ma tête dans le guidon, il comprend que s’est pas les bons jours .Mais le plaisir est là de croisé des amis dans ses moments-là.

Le ravito de St Genoux arrive et on me dit plus de soupe faut attendre le 56eme ...

Je perds un peu pied et me pose mille questions…

ST GENOUX et oui j’y suis ….

A la sortie du ravito tidgi me dépose et voit qu’il a un rythme et une forme de sénateur mais il assure. Puis Fredou, David et talduis feront de même.  De mon côté, c’est la débandade, je cherche une solution pour repartir mais après le sommeil qui s’est envolé et laissé place à un peu de lucidité. Voilà ti pas que mon tibia commence à couiné à l’entrée du bois des dames…

L’enchainement des trois bois  va m’être fatal. A la sortie du bois Bouchat mon tibia devient douloureux et je ne peux quasiment plus courir. J’observe le mont blanc au loin et me dit Kilian entre dans ce corps … mais rien à faire… seul avec mes pensées je divague mais reste sur la trace. Cette trace ou nous sommes depuis 28h.

L’amis jean pierre me rejoint et lui aussi n’est pas au mieux après une chute. Il est accompagné de Franck qui lui tient la forme. Nous ferons un bout de chemin jusqu’après soucieux, je vous en remercie. Heureusement que j’ai croisé le chemin de ses valeureux finisher…

SANS SOUCIEUX pas de saintélyon

A l’entrée de soucieux, j’entends une chevauché de première… Arthur, Nicolas, Patricia. Nous nous retrouvons tous au ravito…ils feront un bout de route commune : l’âme de la 180 est en partie dans ce genre de rencontre improbable… au bout de 30h de course…

Enfin une bonne soupe chaude et quelques ravitaillement sucré et on repart ensemble. Je ne peux suivre longtemps… jean pierre et Franck m’accompagnerons jusqu'à Chaponost mais là la douleur pour ma part est terrible … il me tire depuis 3 heures … je leur souhaite bonne fin course et je ne pense qu’a une seule chose. Je serai finisher et ne pas me blesser… la douleur me tape jusqu’en haut du crâne. J’ai eu deux ou trois vertiges mais en levant le pied je dis à jean pierre que je finirai.

 

BEAUNANT le bon bout du chemin

L’arrivée sur Beaunant est interminable. Je ne fais que marché depuis un moment, j’alterne 5’ de marche et 2’ de trot.

J’arrive au ravito à 12h, premier réflexe me faire contrôlé le pouls et la tension … ils veulent me mettre hors course. Et le j’explique au chef secouriste, si il n’y a pas le moindre risque je repars. Apres contrôle, le jeune secouriste me dit 13.8 de tension et 108 pulsations minutes après 1’ de pause… son chef me demande si je veux rejoindre la tente. Je m’exclame après 30heures de courses je ne vais pas stopper a 8 km de l’arrivée.

Il me regarde avec des yeux de personne suspect ... mais me laisse continué et dit à son jeune collègue de noter mon dossard et de me laisser  repartir … « il est en bonne santé ».

J’aborde la côte des aqueducs avec moins de vaillance que la veille. Je rejoints 2 marcheuses qui me demandent si ça va et me disent qu’elles étaient avec Corinne au levée du jour… ça me rassure de savoir et d’avoir vu me compagnons de route et me redonne des forces en me motivant, il va y avoir du finisher cette année.

St Foy les Lyon, la mulatière … les berges de la Soane se profilent … les marches s’enfilent et se descendent bien mieux que les descentes, à savoir pourquoi, je redouble un peu de coureurs encore plus mal en point que moi.

Le long de la rocade près de la mulatière, les détours et retours sur le passage en face me font perdre mon sang froid… je tarde d’arriver. Après le long pont et la voie de circulation de grand passage zézé me rejoint … il me motive et finissons ensemble.

Nous discutons et l’émotion arrive. L’arrivée se dessine et la prémisse des parterres du palais des sports se profile.

50, 25m pose pour la photo finish avec les photographes maindru. Zézé j’en peu plus mais que s’est bon … je lui attrape la main et lui serre tellement que j’espère pour lui le lendemain la pose d’une attelle ne fut pas nécessaire ;-) lol

L’émotion est grande je serre zézé dans mes bras et me pose 5"  le long des barrières la tête dans le noir. Profite, profite de ce moment me dit-il. Je reprends mon souffle et range mes larmes de crocodiles pour retrouver la troupe de la 180 derrière les mains courante.

Une envie de hurlé mais mon corps à mal, intérieurement ça bouillonne de joie et de fierté dans avoir terminé 150 km 4200 de d+ au chrono et 31h30 depuis le samedi 6h30.

Je félicite Arthur et la biscotte locale ;-) pour leur investissement et leur générosité. Ainsi que tous les finishers restant à cette heure tardive… 14h00 après notre départ de st Etienne.

J’Embrasse tout ce qui passe ;-). Dixit gilles et Mr Orsoni (dit le stroumf farceur) : «  tu vas passer ta semaine à aimer tout le monde. Bref je n’ai pu faire la bise …, ah si gilles à l’arrivée, à Marjorie (tel 0688……. Bip) la communication est coupé comme la balise mdr … plus de batterie mince !!!

 

15 jours après, une belle tendinite tibiale s’est invitée. Cette aventure restera à jamais gravée dans ma vie. Et j’espère en revivre d’autre comme celle-ci. Vous m’avez donné le goût et l’envie dans voir plus. Je l’ai envisagé, rêvé et tellement préparé que les douleurs se transforment en plaisir et l’envie 24h après de revenir en 2014.

Je me replonge dans la lecture de l'ouvrage offert. Un grand hommage a ses pionniers de 1952 a aujourd'hui ... il etait 23 et nous etions 22 en 2013 ... Les marioles de 2013 ont vaincu sans prétention mais juste finit ses 150 km de la lyon sainté lyon.

Merci à Jean François (dit Arthur), le chef d’orchestre pour se levé de soleil à l’aller ainsi qu’aux bénévoles biscotte, Anthony, tidgi, les membres de LUR Céline, Marie-Hélène et Gérard pour leur investissement et leur générosité. 

Merci et bravo à tous les participants de l'édition 2013, nous aurons cette chose si spécial en commun et je l’espère de nouvelle aventure à renouveler sur les routes et chemins de France et de Navarre…. Je ne cite pas tous les noms mais le cœur y est : « Fulgurex, TomTrailRunner, Daloan, Tidgi, Gilles, Jean-phi, davrun, talduis, freddo,JP, Nico, Arthur, Franck, Patricia, Thierry, zézé, coco, Aldo, Gaby, Turtlerunforfun, Ludo.

Au 21 participants de cette 180 pour cette aventure humaine extraordinaire .Un grand merci. Je vous dis peut être à l’année prochaine si la 180 veut bien du Will 36 dit le teigneux mdr (ma taille de chaussure l’amis DALOAN et non la taille de mon bonnet de stroumf mdr)

Amitiés

William

ps: la presse local m'a fait une surprise le samedi d'apres saintélyon dans la tribune sport. une première lol

http://www.lanouvellerepublique.fr/Indre/Sport/Courses-a-Pied/Courses-a-pied/n/Contenus/Articles/2013/12/14/Quatre-Deolois-ont-dompte-La-SainteLyon-1724942