Après avoir traversé les 5 continents en courant, Serge GIRARD vient de battre la meilleure performance mondiale de la plus grande distance parcourue en 365 jours. L'ancien record était détenu par l'Indien Thitra Kumar Phani qui avait parcouru 22 581 km en 365 jours du 30 juin 2006 au 30 juin 2007. SergeGIRARD a parcouru en 365 jours, du 17 octobre 2009 au 17 octobre 2010, plus de 640 marathons, soit 27 011,88 km sans un seul jour de repos, ce qui correspond à une moyenne quotidienne de 74 km. Pour battre ce record, Serge a été assisté par une équipe managée par Laure MAGNAN, sa compagne. Une vingtaine de personnes ont participé à ce défi : une aventure sportive et humaine à travers 25 pays de l'Union Européenne.

 

L'AUTEUR

Serge GIRARD, coureur de longue distance, est né en 1953 à Paris. Il a commencé à courir à l'âge de trente ans. Il vit en Normandie près du Havre avec sa compagne Laure Magnan qui est l'oganistarice de toutes les traversées de continents.

D'août 1997 à septembre 2006, Serge a traversé tous les continents en courant :

  • Los Angeles – New York : 4597 km en 52 jours
  • Perth - Sidney : 3755 km en 46 jours
  • Lima  - Rio de Janeiro : 5235 km en 73 jours
  • Dakar  - Le Caire : 8295 km en 124 jours
  • Paris- Tokyo : 19097 km en 260 jours

 

serge-girard-365-jours-640-marathons

 

EXTRAIT :

LA COURSE AVANT LA COURSE
À J –7, il est difficile de se focaliser sur une chose en particulier tellement
les tâches se bousculent. Serge peste de ne pas pouvoir s’entraîner comme il le
souhaiterait mais il ne sait être efficace que dans l’urgence et, du coup, il gère
sa partie avec un stress qui le booste positivement… Mais quelle fatigue nerveuse
! En ce moment, il s’est donc investi du rôle de gestionnaire de la partie
image (sous-traitance avec des professionnels et l’aspect matériel) entre photo
et vidéo et, entre les deux, il y a les journées « marathon » sur Paris…
• Pas moins de soixante courriels hier et cinquante avant-hier ; heureusement,
pour certains il s’agit juste de les lire sans avoir à y répondre.
• Acheter les croquettes du chat pour un an, prévoir de le vacciner avant le
15 mai 2010.
• Passer les consignes à mon comptable qui fera ma déclaration d’impôt en
avril et lui expliquer que le reste des pièces lui sera envoyé par Zette, ma fidèle
belle-soeur lors de leur réception au fil des mois (il ne faut pas se louper).
• Envoyer « X » recommandés, fax et appels téléphoniques à l’URSSAF, la
caisse de retraite, la sécu, les impôts, les assurances (suite à la suspension de
mon activité libérale durant quatorze mois).
• Porter les textiles à la sérigraphie, puis aller les rechercher : 1 fois, 2 fois,
3 fois 140 km.
• Prendre rendez-vous chez le médecin pour parfaire la trousse à pharmacie.
• S’inquiéter de demander la carte vitale européenne et s’assurer que nous
serons couverts en cas de rapatriement.
• Prévoir le ramonage annuel de la chaudière avant de partir.
• Organiser l’hivernage de nos véhicules qui resteront là et nous occuper
des assurances.
• Penser à laisser tous les contacts en cas de problème pour la maison (fuite
d’eau, dégâts divers et variés) à nos chers voisins et amis Jean-Yves et Brigitte
qui veilleront sur notre humble demeure et son occupant Figaro.
• Penser à ce que toutes nos factures soient prélevées même si Zette sera là
pour veiller au grain.
• Passer à la poste pour faire un changement d’adresse et une demande de
procuration.
• Répondre aux mails et aux appels des villes-étapes, des instituteurs et
professeurs des classes qui vont nous suivre, des coureurs qui souhaitent connaître
le parcours de Serge pour venir partager quelques foulées.
• Passer à la banque pour rassurer notre conseiller et lui expliquer notre
absence et la façon dont il pourra nous joindre an cas de nécessité. Commander
les Cartes Bleues qui ne seront plus valable après février 2010.
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• S’occuper de préparer tout le matériel informatique et de communication
(malgré l’entrée dans le XXIe siècle et un développement débridé de la communication
et du système Wi-Fi) : nous utiliserons une station satellite pour nos
connexions internet hors de France et nos communications entre véhicules, le
GPRS restant vraiment hors de prix au-delà de nos frontières.
• Préparer les véhicules : nettoyage, siglage. Penser à leur aménagement
notamment après une décision tardive de ne pas partir avec le 4x4 mais avec un
fourgon que nous récupérons ce dimanche. Une équipe de choc se prépare à
bosser deux jours pleins sur cet aménagement dès lundi (merci René, Joël,
Daniel pour votre aide précieuse).
• Essayer de répondre à tous les mails qui nécessitent une réponse en
essayant de n’oublier personne… J’espère que ce sera le cas (environ 2 h/jour
en ce moment).
•Acheter le matériel de camping qui nous permettra d’être le plus autonome
possible sans aller à l’hôtel.
• Travailler sur le road-book avec des mises à jour en fonction des lieux
d’arrivée sur cette première partie française.
• Etc., etc.
• Enfin mettre à jour le site que je délaisse en ce moment faute de temps.
Mais soyez sans crainte, cette mise à jour sera quotidienne tant en français qu’en
anglais – la traduction sera assurée par notre très chère Lee dès le 18 octobre prochain
– et cela sans interruption jusqu’au 18 octobre 2010.
Le plus difficile réside dans le fait de se concentrer sur une seule et unique
tâche précisément sans être sans cesse interrompu par le téléphone et les réceptions
de mails qui vous rendent esclave de l’instant.
Alors la solution pour garder la tête claire consiste à se faire un cahier des
charges chaque jour, puis à se lever à 6 h et à se coucher lorsque celui-ci est
terminé afin de dormir le plus sereinement possible.
Dans ces derniers jours de stress intense durant lesquels il faut tout penser
et envisager, tout coordonner, nous avons bénéficié le 3 octobre d’une véritable
bouffée d’oxygène en réunissant l’équipe. Nous étions dans le vif du sujet
parlant de ce projet vu dans sa globalité.
Ce fut un moment privilégié qui s’est achevé par un pot convivial et festif
avec familles, amis, voisins, coureurs afin de marquer notre départ avant cette
longue absence.