Courir pour la passion et l'émotion

25 novembre 2018

2018 Marathon du beaujolais - 100 marathons de pink runner n°60

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Ce marathon du Beaujolais est une course historique, qui existe depuis 14 ans, il traverse le vignoble du Beaujolais depuis le village de Fleurie (cru classé) jusqu’à Villefranche sur Saône, à 30 km au nord de Lyon. Il traverse 9 châteaux, on descend parfois dans la cave où on court sur le tapis rouge avec les cuves de vin à droite et les stands de dégustation à gauche… pour ressortir dans la cour majestueuse du château. C’est aussi un marathon festif, avec repas et soirées avant et après la course, de très nombreux coureurs déguisés et partout beaucoup d’ambiance.

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Bravo aux 1200 bénévoles, et à une organisation au top. Avant le départ, les 2450 marathoniens inscrits en 2018 (record battu) sont accueillis dans une grande halle aux sports chauffée (très appréciable quand il fait 6°C dehors avec un petit crachin). A l’arrivée, rebelote : recouverts d’une couverture de survie, nous sommes dirigés vers le marché couvert, chauffé, où nous attendent les ostéos, les kinés, et le ravitaillement bien sûr.

Le marathon du Beaujolais est un incontournable pour ma part depuis 2-3 ans, je vais y participer pour la 2 eme fois.

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Le marathon le plus festif avant le medoc ... pour finir ma prépa saintélyon en 6h26 et les 17 ravito festif fait dont 400-500 grammes de charolaises avalé.


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Le Beaujolais nouveau vient de sortir et avec, un rendez-vous devenu incontournable dans la région : le marathon du Beaujolais 2018 !

En quelques chiffres : près de 17 000 inscrits, répartis sur 4 courses : 6 600 sur 13km, 6 500 sur le semi-marathon, 2 450 sur le marathon, complété par une course famille lancée cette année sur un circuit de 2,5km à parcourir 1 ou 2 fois.

Une renommée qui dépasse largement le cadre régional maintenant.

 

voici la video des lapins runner en prime

 

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2019 Marathon des vins de la Côte chalonnaise

 

Le Marathon des Vins de la Côte Chalonnaise, c’est reparti. Après l’édition 2018 qui a connu un grand succès avec plus de 4000 coureurs, petits et grands, 70 partenaires, 600 bénévoles, nous sommes ravis d’ouvrir les inscriptions pour la prochaine édition qui aura lieu le samedi 30 mars 2019. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire en ligne pour 2019, qui s’annonce encore plus festive que 2018. A noter que le Marathon des Vins intègre le Challenge de la Convivialité.

Parcours

Épreuve reine du week-end, le marathon couvre une distance de 42,195 km. Les déguisements sont les bienvenus. Au cœur des vignobles de la Côte Chalonnaise, il traverse les communes de Givry, Dracy-le-Fort, Mellecey, Mercurey, Rully, Mercurey, Saint Martin sous Montaigu, Saint-Jean-de-Vaux, Barizey, Jambles et revient à Givry. Un chassé-croisé de 2 km permettra aux coureurs de s’encourager mutuellement (du 14 au 16ème kilomètre dans le sens aller et entre le 23 et 25ème dans le sens du retour).

 

Au chapitre des nouveautés : la boucle nord a été modifiée par rapport à 2018 et se fait dans l’autre sens. Le dénivelé a été diminué de 15 %, mais il reste quelques petites bosses si l’on veut découvrir les plus beaux points de vue. Les coureurs pourront aussi profiter d’un petit chassé croisé de 2 km, permettant de voir les coureurs revenir dans l’autre sens afin d’apporter un peu plus de convivialité. Le départ sera à 9h en 2019.

 

A l’arrivée : une médaille, un tee-shirt Finisher et une bouteille de vin de la Côte chalonnaise. Le temps de parcours est limité à 7h.

Une nouvelle course : le MARA3

Le MARA3, une nouvelle course en équipe de 3 coureurs : le 1er coureur prend le départ du km 0 à Givry (même départ et même parcours que le Marathon) et effectue l’intégralité du parcours. Au km 21, devant la mairie de Rully, le 1er coureur rejoint le deuxième coureur qui l’attend sur place et ils continuent le parcours ensemble à 2. Au km 32, sur la place de Saint Jean de Vaux, les 2 premiers coureurs retrouvent le troisième coureur qui attend sur place. Nos 3 coureurs continuent la course et doivent franchir ensemble la ligne d’arrivée à Givry.

Cette nouvelle épreuve peut permettre aux groupes d’amis, de niveaux différents, de courir ensemble. C’est aussi l’occasion, pour un premier marathon, de retrouver des amis sur le parcours qui vous accompagneront sur la fin de course. Cela peut permettre à des familles, dont certains membres ont des niveaux de course différents, de partager une course à pied et de se faire accompagner sur une partie du parcours par sa tribu. Alors n’attendez plus, venez participer à cette nouvelle épreuve.

Programme

Vendredi 29 mars
9h30 à 16h30 : Départ des courses enfants à Givry
13h à 19h : Ouverture du Village Marathon et retrait des dossards à la salle des fêtes de Givry
13h à 19h : Retrait des dossards et inscriptions sur place, à la salle des Fêtes de Givry
20h à 23h : Pasta Party avec animations à la salle des fêtes de Dracy le Fort

Samedi 30 mars
7h à 10h : Retrait des dossards et inscriptions sur place, à la salle des Fêtes de Givry

Présentation des plus beaux déguisements sur le podium 15 minutes avant le départ.

Les départs des courses :
9h à 10h15 : Départ des courses marathon, MARA3, semi marathon et 10 km
10h30 à 16h : Arrivée des coureurs 10, 21,1, 42,195 km et MARA3
12h30 : Remise des prix 10 km nature
13h30 : Remise des prix semi-marathon
14h : Départ des courses de la Foulée des P’tits Ceps (enfants de 2011 à 2014)
14h15 : Départ des courses de la Foulée des P’tits Ceps (enfants de 2008 à 2010)
15h : Départ de la course Benjamins
15h15 : Départ de la course Minimes
16h : Remise des prix marathon et du meilleur déguisement
19h30 : Soirée de Clôture (sur réservation uniquement)

Toute la journée : Ouverture du Caveau Givry Vins

Dimanche 31 mars
9h à 19h : Marche nordique et randonnée à Bouzeron

Toute la journée : Ouverture du Caveau Givry Vins
De nombreuses animations auront lieu tout le week end en Côte Chalonnaise.

EN mars 2019 , j'y serai ... alors l'inscription pour les voleureux est ici ci dessous :

 

MARATHON DES VINS DE LA COTE CHALONNAISE 2019

Faites comme moi, inscrivez vous à ce bel événement.

https://www.yaka-inscription.com

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26 octobre 2018

Le spartathlon 2018

 L'histoire de ZORBA le Grecque...

Le spartathlon ne se court pas… il se vit....

Without patience, you will never conquer endurance(*). Yiannis Kouros

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Le weekend du 28-29 septembre s’est couru la 36e édition du Spartathlon, l’une des courses les plus difficiles du monde, traversant les vignobles et les oliveraies, des collines escarpées et l’ascension en pleine nuit d’un col culminant à 1.200 mètres d’altitude. Une épreuve d’ultra marathon de 246,7 km 3100 de d+« non stop » se disputant chaque année en Grèce fin Septembre.Le parcours de l'épreuve emprunte la route suivie par le légendaire messager Philippidès, qui, selon Hérodote, courut de Sparte à Athènes en 490 avant JC.

Philippidès, coureur d'élite de l'armée grecque, avait été dépêché à Sparte par le général Miltiade pour chercher de l'aide alors que l'armée perse menaçait Athènes. Il était arrivé à Sparte `un jour après' son départ, raconte Hérodote.

Cette aventure se passe de mot. Nous traversons des émotions qui apportent une richesse intérieure inestimable. Elle nous traverse ou transcende. C’est une course hors norme qui nous transporte hors du temps. L’organisation sans faille avec la présence des meilleurs coureurs de la discipline d'ultra fond tout confondu si humble soit il est impressionnant… le but est seulement de toucher le pied de la statue de Léonidas depuis l’Acropole d’Athènes. S’il y parvient, et quel que soit son classement, il recevra alors pour seul récompense une couronne d’olivier et une coupe d’eau fraîche. Le Spartathlon est une course à part, baignant dans l’esprit originel de l’olympisme.

Le Spartathlon emprunte le parcours qu'a suivi Philippidès en 490 avant JC en partant d'Athènes afin d'aller chercher de l'aide à Sparte pour combattre les Perses.

Il aurait parcouru à pied la distance d'environ 250 kilomètres en partant le matin pour arriver à Sparte le lendemain au soir, d'où le délai de 36 heures de la course.

Cette version d'Hérodote ("Et d'abord, avant qu'ils eurent quitté la ville, les généraux envoyèrent à Sparte un messager, ce Phidippidès, Athénien de naissance, et coureur aguerri par profession..." Livre VI -Erato-, 106, 1ère guerre médique), serait historiquement plus vraisemblable que la version plus populaire de Pline l'Ancien relatant Philippidès courant de Marathon à Athènes pour annoncer la victoire des Grecs sur les Perses (à l'origine de l'épreuve du marathon).

En 1982, John Foden, officier britannique de la Royal Air Force, coureur d'ultra et passionné par la Grèce antique a voulu vérifier sur le terrain s'il était vraiment possible de relier Athènes à Sparte à pied en moins de un jour et demi.

En Octobre 1982, après avoir suivi la route vraisemblablement suivie par Philippidès en 490 avant JC, il parvint accompagné de 4 amis à rallier Sparte en 36 heures environ. La démonstration était faite.

Aujourd’hui D'athénes à nestani ou encore les raffineries de elefsina ou les décors sont loin du chemin antique de phillipides ou cette espace rongé et dévoré par l'homme me donne une sensation étrange que l'homme n'a plus de pitié pour la terre qui la nourrit ou les habitations prennent le pas sur les rochés, les incendie ayant ravagé cette été les rivages de la mer mais nous soldats des temps modernes allons découvrir après corinthe des paysages magnifique , des vignes , des espaces encore dessiné comme à l'époque par les oliviers et les collines qui se dessinent en filant vers le sud un trajet reconstitué d'après le texte d'Hérodote qui nous mènera à sparta. Nous sommes les derniers chasseurs de l'acte inutile et généreux 387 coureurs 45 nations et des kilomètres 247 dans cette vidéo du spartathlon. Et j’en serai.

Voila l’histoire étant posé, je suis Sélectionné en juin, lors du tirage après la sélection des minima -20% , je suis fixé je serai au spartathlon 2018.

J’en rêvais depuis 2012 et je l’ai mon ticket d’or de charly et la chocolaterie.

Cela est passé par les années 2016 et 2017 de non sélection mais j’ai continué à courir et m’entrainer pour se moment si désiré.

Ma préparation a commencé en janvier, j’ai ensuite établi une progression sur 3 mois et une phase spécifique de juin à aout 2018.

Tout cela pour venir à bout des barrières horaires de cette fameuse course dite le graal de l’ultra running. Après 1200 km de spécifique et 3200 km depuis janvier au total, j’aborde ce spartathlon serein mais limite car les derniers ont été difficile professionnellement et usant psychiquement.

Je fais avec et part pour Athènes la tête dans mon projet et laisse les soucis en France.

Le lundi, j’arrive chez gille et Françoise à bordeaux qui m’héberge généreusement cette nuit avant le départ. Je fais un passage le lundi après-midi voire bob Miorin qui me prodiguera certain conseil que je ne négligerai pas pendant la course.

Nous passerons la soirée de lundi soir à discuter avec la famille Pallaruello autour de pizza, bière et des trophées de la famille sur des courses mythique et les anecdotes vont bon train. Je suis à l’écoute et impressionné par le palmarès mais gilles et Françoise sont très humble et renversant par leur gentillesse.

Nous arrivons à Mérignac 10h du mat, nous passons la sécurité et là a 10’ de l’embarquement, je dois me soumettre à un contrôle aléatoire SSS. LA TOTAL : explosif, vidage des sac et présence de mon couteau de l’étoile savoyarde dans ma sacoche. En 18’ et beaucoup de stresse je peux embarquer. Le douanier a été cool et à bien vu mon stresse et ma bonne volonté. Bon l’amis popol m’a bien aidé a resté pres de mes affaires pendant le contrôle car sinon j’embarquait pas.

Arrivée à Athènes le 25/09 vers 15h30 je prends le bus de l’aéroport qui est direct pour l’hôtel x96 et je prends possession de l’hôtel London pour cette nuit avant de rejoindre le FENIX ET LE TEAM France demain. Je profite de la première journée pour visiter en courant Athènes. Au total 27 km de glyfada au centre d’athènes en alternant avec le tram .

Je m’acclimate mais le temps est changeant avec beaucoup de vent et un peu de soleil mais d’après l’organisateur le pire arrive le 28-29/09 avec un cyclone sub tropical.

Le stresse monte chez les coureurs et les accompagnants. Pour ma part en solitaire, j’avais anticipé la météo et j’avais prévus du chaud et des vêtements étanches.

Le mercredi, je prépare mes 3 sacs bags et mes 3 sacs nutritions au cas ou car sans assistance faut tout prévoir même l’impossible. Pas de chaud que de quoi se couvrir et avoir chaud dans mes sac . les pieds au sec vont être le maitre mot et la crème pour les pieds… celle que j’ai eut du mal a passer à l’aéroport de bordeaux.

Le briefing a lieu en 4 langue et nous avons la primeur d’apprendre la présence sur le parcours du cyclone sub tropical zorba «  dit zorba le grecque ».

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Athènes (Acropole, CP 0) --> Corinthe (Hellas Can, CP N°22, km 81)

Le départ a lieu le vendredi à l'aube, au pied de l'Acropole à 7 heures. Un site magnifique que j’ai pu visiter mercredi. Le temps est chargé et à la pluie mais les gouttes tardent à venir. 7 h moins 5 la pluie fait son apparition peu avant le départ. Nous sommes 400 coureurs et les équipes profitent de se moment pour prendre des photos des teams. On sent le stresse d’un départ d’une course d’ultra endurance mais la sympathie et le partage règne malgré la tension d’une si longue épreuve.

Je suis fin prêt, le jour J arrive et je n’ai pas de pression. Je n’ai que seulement 5 à 10 % de réussite mais je compte bien les mettre à profit pour le transformer à 100% et être finisher.

Le départ est donné et je cours avec jean louis vidal ses premiers km. Nous sommes sur les boulevards. Je m’arrête faire pipi de suite après 1km car avec le froid je ne vais faire que cela. Je repars juste derrière la voiture balais et part de l’arrière du peloton. Je rejoints jean louis et nous avons une foulée économique et nous discutons.

 Nous empruntons ensuite la Voie Sacrée (Iera Odos) et je laisse partir jean louis mais je retrouve ana, gérard Seguy et thierry Triconnet ce jusqu'au monastère de Daphni nous allons nous suivre et nous doubler et redoubler dans la bonne humeur et continuent via Aspropirgos jusqu'à Eleusis. Puis ils suivent l'ancienne route vers Corinthe. La circulation est dense et la pluie redouble mais elle est chaude. Le seul inconvénient dans se passage est la circulation bruyante et la pollution qui gène la progression.

Cette zone industrielle à l'ouest d'Athènes est une succession de raffineries de pétrole et autres usines, pas vraiment la carte postale de la Grèce... La pollution, les odeurs de pétrole, et surtout la pluie qui s’intensifie commencent déjà à durcir la course. Vers le km 27 / CP N°6

Nous avançons et je retrouve Eric Derivaz. Nous passons le marathon et la pluie a cessé nous y sommes en 4h25. Je suis bien et ma foulée économique me permet de pas trop laisser de jus. Nous croisons encore les accompagnants des coureurs français au avant-poste comme jbj qui accompagne Yann Stephan et Françoise et Angel qui accompagne gilles. Je croise à plusieurs reprise dimitruis que j’ai rencontré sur la transegaulle 2016. A plusieurs reprises sur le parcours il me sera un fort allié pour redonner espoir.

La route est encore longue. Nous passons à Loutropirgos, puis à Megara juste avant de boucler la distance du marathon. Les paysages est désormais beaucoup plus agréable vers le km 50 mais ravagé par les incendies de cet été. Le soleil est absent et le ciel fait des sienne. On peut observer dans l’eau la formation de cercle qui emmené l’eau en hauteur et oui des tourbillons de vents font leur apparition. Il n'y a pas encore de fort dénivelé, mais la route n'est jamais plate, le pourcentage est toujours en faux plat montant. La vision de la Mer Egée sur la gauche peut donner des envies de baignade... mais aujourd’hui l’aspiration est ailleurs ralliée sparth.

Nous arrivons vers la zone séparant l'Attique du Péloponnèse en empruntant le pont au-dessus du Canal de Corinthe (km 78,5). Peu après (2,5 km), après avoir tourné à gauche on parvient au premier gros poste de contrôle: Hellas Can Factory (CP N°22, km 81). C'est le premier CP où les équipes d'assistance peuvent intervenir.

Peu avant le ravitaillement, je fais la connaissance d’alex un américain avec qui je discute pas mal. Nous passons le canal et la beauté du décor est magnifique. Je me fais une pause-café dans un routier et j’utilise leur toilette car depuis le début. Je cherchais un lieu pour me soulager proprement. Le patron du bar- restaurant est surpris de mon arrêt technique mais je lui explique que je fais la course en solitaire. Il explique alors à ses clients à haute voix le spartathlon et là je vois les yeux s’agrandir et se dire mais ils sont malades. Je repars tranquillement vers mon but et chacun retourne à ses occupations.

Au km 81 je vais faire le choix en ayant de l’avance de me faire massé, par deux physiothérapeutes que je reverrai sur le parcours, et mangé. Ce qui va être salvateur par la suite. J’arrive frais, ne pioche pas et peu m’alimenter correctement. Mon premier sac de replis est au CP 32 avec mes affaires mais ici j’avais mis une paire de chaussette, de la nok et de la nutrition pour porter sur moi. Je profite du ravitaillement solide pour me manger un plat de pate et un yaourt.

Qui va doucement, va surement. Pour l’instant le plan de marche se déroule à la perfection. Que ça continue. Beaucoup de coureurs sont déjà a l’arrêt ou en piteuses état a ce point. Une autre cause d'abandon ici est que ce CP est un véritable piège pour des coureurs fatigués : possibilité de s'asseoir, de se faire masser... Il faut prendre son temps pour l'indispensable, mais repartir sans s'attarder.

 

Barrière horaire du CP N°22 km 81 (Hellas Can) :

  • 16H30 (9H30 de course / 81 km)  , j’arrive a 16h01 et j’en repars a 16h15.
  • Soit 9h15 de course

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Corinthe (CP N°22, km 81) --> Némée (Ancient Nemea, CP N°35, km 124)

Je repars et j’aperçois gérard et éric ensemble avec virginie la fille de gérard qui leur porte l’assistance. Cela fait plaisir de voir des français. Gérard boite et eric est pas au mieux. Je leur souhaite bonne chance et bon courage.

La route étroite continue en direction du sud, puis vers l'ouest pour traverser Examilia puis l'Ancienne Corinthe. Nous passons ensuite à proximité du célèbre site archéologique, ou je croise virginie qui me dit que son papa n’est pas loin derrière. Je trouve le site magnifique et profite de faire quelques rushs.

Je suis toujours avec alex  (l’américain) et on papote pas mal. J’apprendrais qu’il est d’origine française de la région parisienne. Direction maintenant le nord-ouest, la route traverse désormais une région agricole et est bordée de vignes, d'oliviers, de vergers. Mais le temps se dégrade et l’on voit apparaitre de grosse flaque et des route bondé de boue. Le temps en fond vers les montagnes et noir. La météo se dégrade et les routes aussi. Le ciel s’assombries et je continue ma course vers sparth.

Les bords de route sont jonchés de détritus. Je cours seul depuis quelques minutes mais rejoints certain coureur qui alterne le Cyrano.

 Le km 100 est franchi en arrivant à Assos. Je les passe en 11h53 .J’ai 31’ d’avance sur les barrières mais la forme est la et je n’ai pas l’impression de forcer. Nous sommes à peine à 2 kilomètres de la Mer Ionienne. Nous traversons ensuite Zevgolatio avant de se diriger plein sud.

La route s'élève et je retrouve gérard et éric qui me rattrape (de 20 mètres d'altitude à Assos jusque 340 mètres à Némée sur 24 kilomètres) alors que la nuit commence à faire son apparition de bonne heure avec se temps déplorable. Il est à peine 18h30 et la nuit est noir la chaleur n’est pas notre ennemi mais la pluie enfin et il faudra allumer la frontale mais oups je l’ai mise au CP 32. Je fais alors route commune avec éric et quelques coureurs bienveillants ou je m’abrite derrière leur « allo » de lumière pour me guider. Au CP 28, je croise virginie qui vient aux nouvelles et me demande si cela va.

Au CP31 , je croise un grecs qui me porte assistance sur la zone de ravitaillement et me fournis au cul de son coffre de sa voiture un sandwich jambon , tomate fromage . je l’ai remercié 1000 fois en lui promettant une bière à l’arrivée.

J’arrive au CP 32 nous sommes devant un bar restaurant. Je récupère mon matos (chaussures sèche, lampe torche frontale et fait une pause technique pour prendre mes affaires propres dans mon bag. Le lieu est chaud et bien abrité, Je recharge en nutrition avec une bonne soupe chaude au ravito et je repars aussitôt avec éric qui passe à ce moment-là. Jusqu’ici tout va bien juste que je suis trempé jusqu’à l’os mais il ne va pas falloir perdre de temps si le temps se dégrade.

 

Pour finir cette étape, nous arrivons à Halkion et franchissons la moitié de la distance totale avant d'arriver au 2ème gros checkpoint: Némée (km 124) CP35 en 15h43 avec seulement 15’ sur les délai.

 L’orage se fait entendre et fait rage au lopin au loin et la pluie redouble d’intensité. Je quitte eric car je passe devant lui pour mener l’allure car je le vois dans la difficulté, nos chemins se perdront au pied de la grande ascension ou je vais arriver au cp avec 10’ d’avance seulement. La montagne arrive et il va falloir être fort et costaud. Je suis toujours dans les barrières mais la nuit va être cruciale. A ce moment de la course, la pluie est supportable et chaude.

Barrière horaire du CP N°35 km 124  (Ancient Nemea) :

 

  • 23H00 (16H00 de course / 124 km) je passe à 22h 43’55
  •  En 15h43’55 de course

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Némée (CP N°35, km 124) --> Lyrkia (CP N°43, km 148,5) 

Un peu après Némée, la route est peu entretenue, il y a de nombreux cailloux et nids de poule, il faut faire attention dans l'obscurité. Ça descend un peu avant de remonter (+ 150m d'altitude environ) sur un chemin non asphalté. Nous sommes au milieu des vignes et des oliveraies.

Je suis bien dans cette nuit noir et éclairé par des éclairs au loin. Je suis couvert de la tête au pied et bien trempé. Je vois les lampes torches dans la montagne et je me retrouve seul depuis quelques km. Eric n’arrive pas à suivre la vitesse pour être sur les barrières horaires, il souffre. Dans la nuit noire et les pourcentages qui commence à s’élever, j’avance doucement mais surement.

La route, maintenant goudronnée, descend ensuite pour perdre plus de 300m d'altitude, en passant par un des CP les plus animés du parcours : le village de Malandreni CP 41.

Un endroit où l’on sent la vie, des odeurs de grillade et de poisson grillé donne faim. Je me ravitaille en coup de vent et repart à l’assaut de la montagne car il est 2h03 et les barrières sont à 2h20 et 19h03 de course.

J’avance toujours avec la volonté d’un seul but sparth en tête. Le déluge commence ici. Nous entrons plus ou moins dans une course solitaire ici. Nous sommes qu’avec nous même et l’on sent que les gens on peur pour nous car les orages grondent de plus en plus fort et se rapproche de la montagne.

Je ne croise plus grand monde du team France ni eric , ni gérard  et je ne vois plus virginie avec sa voiture. J’évite de me poser des questions inutiles et j’avance. A cette heure-ci, je vais avertir Nathalie que je vais bien et que je coupe tout moyen de communication car les conditions se dégrade a grand pas et que mon téléphone prend l’eau et je sens surtout que s’est l’heure de lâcher prise et me concentrer sur l’essentiel.

Cela remonte déjà un peu avant d'atteindre Lyrkia, fin de la 3ème section au pied de la grosse difficulté que l'on appelle simplement "La Montagne". Il reste un peu moins de 100 kilomètres...

Barrière horaire du CP N°43 (Lyrkia) :

  • 03H00 (20H00 de course / 148,5 km) J’y passerai avec seulement 12’ d’avance vers 2h48
  • Soit 19h48 de course

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Lyrkia (CP N°43, km 148,5) --> Nestani (CP N°52, km 172)

Après Lyrkia (altitude 240m), la route s'élève fortement (près de 850m de D+ sur 13 kilomètres jusqu'au sommet). La route est bitumée jusqu'au CP N°47 "Mountain Base" (altitude 750m).

J’arrive à la base Montain avec un sac de change propre et je le récupère assez vite car j’ai que 10’ pour repartir sauf que la une coureuse étrangère est mal. J’appel le médecin et son entraineur car nous nous doublons et redoublons depuis le 42 eme km . Je me souviens juste de son numéro le 63, elle était déjà pale au 80eme km mais la au CP 47 au 159 elle vomis et est très très pâle mais elle repart. Entre temps je me change et repart avec chaussure, chaussette propre et nutrition chargé à bloc. Il est 5h00 :14 et je repars à l’ascension de la montagne dans le brouillard et je suis dans les derniers.

Je remonte une trentaine de coureurs dans l’ascension car je suis à l’aise et bien.

Les deux derniers kilomètres d'ascension pour parvenir en haut du col appelé Sangas Pass se font sur un véritable sentier de montagne (plus de 300m de D+ sur ces 2 km, certes à priori de quoi faire rire un trailer averti, mais... avec la fatigue accumulée, le contraste de température, et la foulée rasante répétée inlassablement depuis le départ cela peut faire des dégâts).

Des lampes clignotantes indiquent le chemin à suivre. Je me surprends à courir à petit trot. Au sommet (Mountain Top) se trouve un petit PC de montagne. Je prends une soupe, changes mes piles de frontales et repars sans trop m’arrêter car le brouillard et le vent est persistant. Il peut y fait très frais, froid et pluvieux et on voit et entend encore le tonnerre qui gronde de plus en plus fort. Les rescapés qui parviennent en haut viennent tout juste de franchir le cap des 100 miles. Il reste encore 84 kilomètres à effectuer.

Les sensations sont bonnes au sommet mais je ne m’attarde pas et j’entame la descente prudemment a petit foulée économique. La descente en lacets pour rejoindre le village de Sangas (CP N°49) n'est guère plus aisée (plus de 300m de D- sur 3 km) et peut s'avérer douloureuse pour les quadriceps. J’évite la foulée traumatisante car après il y a encore quasiment 100km.

J’arrive dans le village au pied de cette montagne et me dit que le plus technique est passé maintenant sparth n’a qu’à bien se tenir mais le temps et les délais me ramène à la réalité que rien est gagné. Je retrouve mes 2 masseuses dans une église orthodoxe qui procède au massage dans l’édifice ou se sourit si tard est-il ou si tôt. Je les remercie pour leur gentillesse et leur gratitude. On s’embrasse et je repars. Un moment riche en émotion qui regonfle quand on est en solitaire sans assistance. Elle me souhaite bonne fin de spartathlon et à l’arrivée.

Les pieds commencent à me faire mal avec la pluie et je retrouve une paire de chaussette propre et de la nok dans un petit sac d’appoint mis après la montagne qui sera très efficace. Je re-nok et repart petite paire de chaussette nok et deuxième paire pour les frottements ça absorbe bien l’humidité ou du moins me fait disparaitre les douleurs sous les orteils.

Après Sangas, le ruban de bitume reprend ses droits et la route descend ensuite beaucoup moins brutalement jusqu'à Nestani. Les routes sont magnifiques et l’on voit malgré le temps des paysages magnifique avec des petites routes sinueuses qui montent dans des villages perchés avec un arrière-goût de campagne idyllique ancestrale.

Barrière horaire du CP N°52 (Nestani) :

  • 07H30 (24H30 de course / 172 km) arrivé a 7h23 seulement 7’ sur les barrières
  • soit 24h23 de course

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Nestani (CP N°52, km 172) --> Tégée (Tegea - Allea, CP N°60, km 195)

Le jour commence ou est levé. Je me retrouve à avoir froid mais je ne suis pas le seul. Les coureurs sont frigorifiés. J’ai l’impression de doubler des zombies le long de la route. Au bout d’1h, je retrouve la chaleur après un bon thé et café.

Cette section est relativement plane dans la plaine agricole de Tripolis. Le 2ème jour s'est déjà levé pour les coureurs rescapés du gros du peloton, l'aube soit brumeuse, venteuse et humide mais supportable.

Cette portion très linéaire ressemble au paysage de la creuse.

Je double Dean Karnaze l’américain qui est en déroute et avec qui j’échange quelques mots et me souhaite bonne route.

L’atmosphère avec les coureurs est vraiment bienveillante. Je retrouve mon amis américain Alex au 186 mais il est dans un sale état. Il arrêtera ça course ici au CP 58  T JONCTION et je suis bien triste de plus le revoir venir. Je procède à mon nokage de pied et la mise de chaussette sèche pour le s60 dernier km. Je change mon t-shirt et repart sans trop d’arrêt vers 10h10 à 5’ des délais.

A partir du 196, je rejoints un groupe de 5 coureurs après le ravitaillement, nous allons faire une bonne partie de la fin de course ensemble. zorba nous fait dansé mais à sa sauce.

J’ai de bonne sensation depuis quelques km et la sensation de fatigue m’a quitté. Ma foulée est fluide même si elle ne va pas si vite que cela mais je passe tout les check point avec aisance et je prends les choses positive. Tant que mon m’enlèvera pas le dossard, je n’abanderai pas cela est certain.

Ciclone atinge Grécia durante a prova do Spartathlon

Une force me pousse depuis cette nuit et cela n’est pas le cyclone sub tropicale (forme de tempête avec des vent allant de 100 a 150 km/h) mais plus la force des gens qui me soutiennent.

La route traverse une succession de hameaux et le village de Zevgolatio Arkadia. Je signe mes premiers autographes aux enfants des villages traversées. La population est dehors malgré le déluge.

A ce stade, j’ai les pieds qui me brule du au frottement et à l’eau qui s’est écoulé dans nos chaussures depuis le départ car dans certain chemin nous avons eut des torrents mais apparemment le pire est devant nous et au CP 60 on nous demande d’être prudent car nous allons dans la zone la plus turbulente du cyclone.

La route continue sans relief particulier jusqu'à Tegea où il ne restera "plus que" 50 km à parcourir.

Barrière horaire du CP N°60 (Tegea - Allea) :

  • 11H10 (28H10 de course / 195 km) je passe en 11h06 soit 4’ des barrière
  • 28h 06 de course

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Tégée (CP N°60, km 195) --> Sparte (CP N°75, km 245,3)

 

Après Tegea, la route s'élève une dernière fois d'un peu plus de 300 mètres en 22 km.

Je suis dans un bon groupe avec un allemand, deux grecques, une paraguayenne et moi. Nos relais sont efficaces en côte et en descente chacun peu se préserver et donner un maximum pour le groupe et rentrer dans les délais. Les vents forcissent et l’eau ruisselle de plus en plus des torrents mais cette fois il y a des déchets dedans voir de la boue jusqu’à mi cheville. L’avancé devient pénible avec des rafales tournoyantes ( un coup le vent et la pluie son froide et 10’ après la pluie est chaudes et des rafales de face)

Les coureurs traversent les villages de Kamari et de Manthirea (CP N°62, km 202,1) où la route pavée serpente à travers un paysage verdoyant s'étendant à perte de vue. Mais la méteo nous malmène de plus en plus et la circulation reprends de plus en plus. Les montées au col sont de plus en plus pénibles et ils nous en reste 2. Je gère tant bien que mal et avec karina rios ( paraguay ) et diego piris slater son entraineur et amis notre duo ou trio se passe bien et l’entente malgré le manque de parole se fait comprendre. L’arrivée à sparth n’est que la seule solution.

Dans la tourmente des vents nous avançons. Diego me donne un sandwich au ravito du 216 car il voit que je pioche. Le cyclone redouble et la je trouve la compagnie d’un chien voyageur qui me suivra jusqu’au cp 69 227 eme km. Pourquoi est il la que fait il a me suivre .. ? est une protection de Poséidon ou de Eole dans la tourmente. L’allemand lui jette des cailloux. Je lui dis qu’il n’est pas méchant on verra ou il nous suit. Il nous suivra pendant 40 km.

 

 

https://www.facebook.com/RomagnaRunners2015/videos/151141879164695/

Depuis quelques km c’est l’enfer sur terre 2’ à attendre que les vents passent au pique de la rafale avec les pieds en quart et 10’ à courir le temps que les rafales s’estompent. Des coulées de boues et les camions pétroliers nous passent à raz les étiquettes avec des gerbes d’eau comme si on prenait une grosse claque. Le combat est inégale, je me demande combien d’heure cela va encore durée car cela fait 4-5h que l’on affronte ce démon.

Le col se profile mais je vois m’éloigner karina mais je recolle en haut du col. Son entraineur vient prendre des nouvelles en voitures mais je lui dit de faire leur course mais il tient à me porter de l’aide car j’ai été un bon allié avec ça coureuse ;

Les 28 derniers kilomètres sont quasiment en descente dans la vallée de l'Evrotas à part une légère remontée au niveau du dernier gros CP (Monument, CP N°69, km 227,5). Nous avons au moins 30 personnes qui attendent me bus frigorifier. Je retrouve la fille du président du sparth qui me voit dans la souffrance. Je n’ai plus la force mais le médecin de la course me dit quelques mots qui me porteront jusqu’à sparth. Je vois partir karina et je ne la reverrai plus

La route plonge ensuite vers Sparte. Les lacerts sont interminable et l’eau j’en peux plus … ça fait splash splash splash. Je retrouve même à 10 km les pompiers, les pelleteuses qui commence a vouloir déblayer les coulées de boues. Je n’y vois plus rien, ni fléchage, ni route. Je vais à droite ensuite à gauche . Un mec me double accompagné de sa voiture bien à l’abris.

Après le village de Voutiani (CP N°72, Gas Station, km 236,2), les coureurs apercevront enfin leur objectif : Sparte. Mais je me demande ou est la ville et encore 4km … je fonce, je vois mon rythme a 6’50 au km. Je n’ai pas recouru aussi vite depuis le km 120-130.

J’arrive dans sparth plus aucun balisage, je ne trouve pas le CP 74 avec mon drapeau, mon maillot et mes sandales mais un rayon de soleil perse. J’arrive donc dans sparth sonné mais toujours dans les délais. Après moulte question ou est Léonidas à une station-service, à un automobiliste, j’arrive dans la dernière ligne droite qui mène a la statue

Après avoir franchi la rivière Evrotas (CP N°74, Evrotas Bridge, km 243,5), ou le pont est gorgé d’eau jusqu’à mi mollet, et là les valeureux concurrents, sont désormais accompagnés par des enfants à vélo mais personne. La ville ressemble a une champ de poubelle et pas l’ombre du ravitaillement a 2.5 km de l’arrivée…

Et c'est enfin la délivrance au pied de la statue de Leonidas après 245,3 km et un peu (ou beaucoup) moins de 35 heures 55 d'efforts. Je retrouve dimitruis qui a suivis ses coureurs grecs et que j’ai vu tout le début de la course jusqu’à la tombé de la nuit et au petit matin qui m’a supporté comme un ami.

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Je lui tombe dans les bras il me félicite. Je lui donne ma caméra pour filmer tellement ma joie est immense et le plaisir qu’il soit là après la transegaulle 2016 ou nous avons partager énormément sur les routes.

Et puis au détour d’un café j’entends une, deux, trois voix françaises et qui je vois, Françoise, ana et ça fille avec une partie de la délégation française. Tout ce là en quelques secondes. L’émotions montent est forte et je tombe dans les bras d’ana en sanglot.

Françoise me félicite en me glissant quelques mots qui m’ont touché. Je repars dans les bras d’ana franchir cette ligne ou du moins ce qu’il en reste car c’est la guerre.

Kostis m’accueille et me glisse que je suis un phénomène, je l’ai terminé et je suis bien heureux.

Je respect le petit protocole car il est limité. Il n’y a plus de couronne d’olivier. J’aurai juste la chance de boire l’eau, embrasser les pieds de Léonidas en ça mémoire et de recevoir par la municipalité de sparth le trophée.

Je franchis donc cette ligne avec grande émotion et joie. Je suis dans un état convenable en ayant respecté mon plan de marche et mes allures sans me mettre en danger avec cette météo… je savoure, j’ai le regard hagard et je pense à tout le chemin parcouru avant, pendant et maintenant.

Barrière horaire du CP N°75 (Sparte) :

  • 19H00 (36H00 de course / 245,3 km)  35h53’ 235 eme sur 238 coureurs classés _410 Partants

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Nous filons au soin et recevoir le t-shirt finisher, je ne resterai pas longtemps sur la ligne. Ana et sa fille me ramène à l’hôtel a 30 -40 km de sparth s’est un peu le panthéon des morts vivant. Après une douche un massage les gambettes sont raide mais vont mieux (merci ana).

Les coureurs marchent en canard. Je ne suis pas trop abimé par rapport à certain. Je monte prendre ma douche, savouré et aller rejoindre les autres coureurs français autour de la table vers 21h.

Ma nuit durera 3-4 h et je descend prendre un café, dur avec l’adrénaline de trouver le sommeil alors j’ecris .

Le lendemain, la ville de sparth nous accueille pour un repas et un pot dans une salle et nous retournerons par la suite à Athènes pour la cérémonie avant de repartir en France .

9

Le spartathlon ne se court pas… se vit... tout simplement.

Cette aventure se passe de mot. Nous traversons des émotions qui apportent une richesse intérieure inestimable. Elle nous traverse ou transcende. C’est une course hors norme qui nous transporte hors du temps. L’organisation sans faille avec la présence des meilleurs coureurs de la discipline d'ultra fond tout confondu si humble soit il est impressionnant… le but est seulement de toucher le pied de la statue de Léonidas depuis l’Acropole d’Athènes. S’il y parvient, et quel que soit son classement, il recevra alors pour seul récompense une couronne d’olivier et une coupe d’eau fraîche. Le Spartathlon est une course à part, baignant dans l’esprit originel de l’olympisme.

2

cette année nous somme 9 coureurs français à avoir franchis la ligne d'arrivée à sparth.

Les 10 nations les plus représentées à l'arrivée :
JAP 35/53
GRE 25/58
HUN 19/24 (79%)
GER 17/29
GBR 16/25
CZE 15/15 (100% et 7 coureurs en moins de 30h)
ITA 12/16 (75%)
USA 11/16
FRA 9/14
FIN 7/12

merci à tous du soutiens car cette aventure fut épique en 35h55 sur le fil du rasoir mais au final spartathlète.

Je tenais a remercié tout le soutient ma femme, ma fille celya ( qui ont du me supporter, les foulées du lavoir et phillippe , les coureurs , les accompagnants , mes amis qui ont du me porter et trouver le temps long entre le cp 60 et l’arrivée , plus de 10h, mes détracteurs , mes supporter sur la route, les rencontres sur cette même route, dimitruis , ana et sa fille , jean louis vidal de m’avoir supporté 6 jours non-stop, bob miorin ( pour ses conseils avisés) , francoise, gilles , angel et tout ceux qui mon aidé lors de ses 3 -4 mois avant l’épreuve à l’entrainement ou en dehors , sylvain de RRUN pour l'acceuil avant le départ et après, les participants de ma cagnotte participative ainsi qu'au coureurs de fond déolois ( mon club) a qui je répondrai individuellement mais laissé moi le temps car ce nuage je veux qu’il m’accompagne longtemps.

Le spartathlon on y vient et on en revient changer et je l’espère j’y reviendrai avec d’autre ambition que le finisher mais déjà avoir un dossard est difficile et en plus finisher est un luxe qui se mérite et je l’ai mérité me semble-t-il et le savoure, le délecte.

Pour info seulement 155  français l’on terminé en 36 Editions ( 146 hommes + 9 femmes )  source: JBJ.

J’ai la chance et l’honneur d’être dans se palmarès au panthéon des coureurs d’ultrafond

Comme l’affirme les puristes s’est le Graal de l’ultra fond. Le free running a de long jour devant lui et moi avec.

Car on avance en respectant son corps et si l’on ne se respecte pas sans respecter l’épreuve on ne la termine pas. Celle-ci m’a donné du fil a retordre mais j’ai pris un maximum de plaisir (peut être 1h ou 2 sur 36 h ou je me suis demandé ce que je foutais la mais ça va).

 

«  rien ne nous emprisonne excepté nos pensées,

 

                                                                                  rien ne nous limites exceptés nos peurs …

 

                                                                                    et rien ne nous contrôles exceptés nos croyances »

 

Nous sommes le maître de notre vaisseau qui est notre corp, le vecteur qui nous dit tu es en vie, vas, vis et deviens… et ne te laisse pas marché sur les pieds surtout par des ignorants jugeant ta condition et ton être … avançons car même avec 5% de chance de réussite tu peux aller au bout avec ce qui t’entoure faut juste y croire…

 2

 

spartathlon 2018 - film william dossard 378

 

Matériel utilisé lors de la course :

Départ JUSQU'AU  KM 126 :

               T SHIRT MANCHE COURTE RAIDLIGHT ULTRA LIGHT 

                VESTE SANS MANCHE POLI ( coureurs de fond deolois)

                MANCHON BROOK BRAS

                CHAUSSETTE KALENJI  LONGUE

                BAGGY SHORT KALENJI TRAIL 

                CHAUSSURE KALENJI LD BLEU ET JAUNE ( paire 1 )

OPTION PLUIE sur moi au départ  - veste étanche raidlight, porte dossard etanche raidlight , plus nutrition ( barre, noix de cajou, etc..)

 

KM 126 au km 168 ( montagne) :

               T SHIRT MANCHE longue RAIDLIGHT ULTRA zip bleu 

                CHAUSSETTE KALENJI  LONGUE ( paire 2 )  + petite paire de chaussette fine dessous et nok des pied toute les 4 h.

                BAGGY SHORT KALENJI TRAIL + CORSAIRE 3/4 BROOK SOUS LE SHORT

                CHAUSSURE KALENJI LD BLEU ET JAUNE ( paire 2 ) 

OPTION PLUIE sur moi au départ  - veste étanche raidlight, porte dossard etanche raidlight , plus nutrition ( barre, noix de cajou, etc..)

 

KM 168 au km 247 ( arrivée ) :

               T SHIRT MANCHE longue RAIDLIGHT ULTRA zip bleu ( pas changé de tenue)

                CHAUSSETTE KALENJI  LONGUE ( paire 3 )  + petite paire de chaussette fine 2 raidlight dessous et nok des pied toute les 4 h.

                BAGGY SHORT KALENJI TRAIL + CORSAIRE 3/4 BROOK SOUS LE SHORT

                CHAUSSURE KALENJI LD rouge et noir ( paire 3 ) 

OPTION PLUIE sur moi au départ  - veste étanche raidlight, porte dossard etanche raidlight , plus nutrition ( barre, noix de cajou, etc..)

 

 

PHOTOS ORGANISATION ICI

             

2018 Marathon de metz n°59

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14/10/2018 Marathon de Metz 311 3:50:16   Guillot William Coureurs De Fond Deolois

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marathon Metz Mirabelle 2018
 

Le nombre exact des participants de cette 9e édition du marathon de Metz a été communiqué en fin de journée.

Marathon : 1312 coureurs
Marathon Relais: 2052 coureurs
10 Km Haganis : 2103 coureurs
UEM Run Kids: 1204 coureurs 
Soit plus de 6000 en tout, mais le soleil de ce 14 octobre 2018, est sans conteste la star de la journée. 

 

 video arrivée:

 2 arrivée

 

304 GUILLOT WILLIAM 03:50:25.17 03:50:16.16 01:44:27.77 V1 M 111

 

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2018 Marathon de rouen n°58

 

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ROUEN - SEINE-MARITIME

Organisation : ASPTT Rouen
Type : route

Programme :

Samedi 15/09 :
- 19h00 : Départ du 5KM  (Hôtel de Ville de Rouen)
 
Dimanche 16/09 :
- 09h15 : Départ du Marathon (Hôtel du Département de Seine-Maritime)
- 10h00 : Départ du 10KM de Rouen (Hôtel du Département de Seine-Maritime)
- 10h45 : Départ du Semi-Marathon (Hôtel du Département de Seine-Maritime)

 


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16/09/2018 Seine Marathon 76 - Rouen 541 3:58:14 Guillot William COUREURS DE FOND DEOLOIS V1M

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22 août 2018

revue de presse

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2012: Marathon de boston

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2013: saintélyon - la 180 avec le lyon ultra run:

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2014: Marathon du mont blanc

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L'Armorbihan en mai 2014 - 187 km du nord Bretagne au sud Bretagne

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SUR LA TRACE DU GRAND TRAIL DU ST JACQUES 144KM 4000 de D+ et 40000 de D- EN 27H

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2015 : Marathon de MARRAKECH

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2015: semi marathon de paris

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 2015: 100 km de Belvès

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2015: ROUTE du Louvre - marathon ( photo la voix du nord de ce dimanche 17/04/2016)

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2015: L'intégral de riquet 243 km non stop

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 2015: CCC 101 KM 6200 D+ D-

FACEBOOK NR 29/08/2015

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2016: Trail Hivernal du sançy 30 km 1500 de D+

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VIDEO. Le Déolois William Guillot au coeur du Trail du Sancy

 2016: 100 km de Belvès 40 eme Edition

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2016: 24H DE BRIVE  : CHAPIONNAT DE FRANCE 2016

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2016: L'ETOILE SAVOYARDE - 6 Jours - 6 étapes

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2016: TRANSE GAULE

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2016: saintélyon - 180

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2017: 

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 Abbaye___voeux du maire deols  2017 sportif de l'année commune de deols  recompense 1

 

 

2018: 

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30 mai 2018

2018 Marathon de stockholm n°57

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02/06/2018 Marathon de Stockholm (Suède) 4074 4:02:09   Guillot William

 

 

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TRAIL DES VOLCANS 3 jours 3 étapes 143km 4800 de D+

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TRAIL DES VOLCANS

19 au 21 Mai 2018

3 jours 3 étapes à travers l’Auvergne

143km 4800 de D+

Une course que je voulais faire et l'association des 3 soleils me donne l'occasion de la réalisé. Nous partirons de Besse en passant par le puy de dôme et repartir de chalet-guyon pour revenir a st ours sur 3 jours.

« Quel est le but du voyage ? Le voyageur suprême ignore sa destination. L'observateur suprême ignore ce qu'il contemple. Tout est voyage. Tout est observation. C'est ce que j'appelle voyager, c'est ce qu'appelle observer »

Lie Yukou 

 

Étape 1 : 58 KM 1800 de D+ Besse – Besse

Samedi 19 mai 2018

« Terre noire fait bon blé »

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Une étape en fanfare qui donne une belle vision sur les paysages que nous allons traverser lors de ses 3 jours.

A mon arrivé sur place au retrait des dossard, je fais la connaissance d'Alain et Philippe. Nous sympathisons et prenons nos repères.

Le centre de la ville a été construit aux XVe et XVIe siècles. Il comporte : le beffroi, la rue de la boucherie , la maison de la reine Margot, la maison des consuls … UNE ARCHITECTURE surprenante et agréable.

Le jour se lève sur besse et le soleil va être de la partie aujourd'hui.

Je fais le choix de partir cool et à ma surprise, je croise Philippe groussin de la berrichonne de Châteauroux. Il fait uniquement la première étape .

Les premiers single trace se dessinent, les petits groupes se forment. Je choisis le mode découverte, mode photo et contemplation pour cette étape avec la vue sur la station de super besse et le sancy. Notre repère d'horizon du jour.

Nous prenons la direction du lac pavin et son atmosphères du locness ( noir et bleu ) . il est le plus profond des lacs de cratères de la chaîne des puy et celui ci est très mystérieux mais magique.

Une légende raconte : « Ce lac sombre, qui semble sans fond, est à l'origine de plusieurs légendes : « lac du diable », lac dans lequel s'est jeté le seigneur Roupoutou (ou le diable qui selon une autre version sortait du lac en créant des tourbillons) : ses cadeaux envers une jeune femme de Besse dont il était amoureux étant refusés, il s'assit sur la « chaise du diable » (deux pierres planes qui semblent former un siège), ses pleurs inondèrent le village de Besse, aussi il pensa qu’il avait noyé la femme qu’il aimait et se suicida. Une version proche veut que ce soit Dieu qui noya la cité sous des eaux diluviennes afin de punir ses habitantes aux mœurs légères . D'autres légendes racontent que, si on jette une pierre en plein milieu du lac, il se réveille et qu'un jet de pierres le 31 décembre à minuit permet d'entendre les cloches de l’ancienne église de Besse sonner . »

Après une belle montée pour y accéder , nous contournons le lac par la droite . En sous bois, nous montons ,descendons , la course peut commencer. Je remonte petit à petit le peloton et discute avec mes compères du jour... De Belgique, de France , de Navarre... Les concurrents sont de toute la France... bref une belle équipé plein d'humour ou nous prenons le temps de nous connaître.

Sortie du lac pavin, nous prenons la direction du lac Chauvet avec une vue magnifique sur le sancy … JE CONTEMPLE , je m'arrête … des clôtures , des vaches, des chemins …

Nous prenons la direction du lac Chauvet , Nous reprenons des sentiers et traversons des milieux humides sur des passerelles en bois ou les vaches sont en pâture. Elles ont l'air heureuse mais pas forcement de nous voir . Ça beugle comme si nous perturbions leur tranquilitude...

Le lac se profile, un petit lac bordé de forêt , nous le longeons et ici apparemment en 1952 des ovni ont été observé... sur la commune de picherande ce lieu est vraiment très jolie.

Je suis à ce moment de la course dans un groupe de 4-5 coureurs ou nous faisons course commune malgré le rythme isolé de chacun … on se double et redouble... mais nous restons sur la même moyenne horaire .

Il est interdit de se baigner, aucune activité n'est proposée pour les touristes ou randonneurs, C'est un site géologique intéressant par sa grandeur et sa belle vue sur le Puy de Sancy .

Nous prenons la direction du village de égliseneuve d'entraigues, les chemins sont plus caillouteux et nous avons des portions de route plus roulante mais s'est dur de relancer . La transition route chemin est pas facile.

3h de course et 21 km , le chemin défile. Nous attaquons la partie ou les chemins caillouteux usent les organismes. Nous commençons à rattraper des coureurs au ralentis et usé par la chaleur qui monte au fur et à mesure des heures.

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Nous naviguons entre terrain humide et sol dur... les corps sont déjà mis à dur épreuve. Je gère l'effort … Nous traversons de jolie petit village et lieu dit : espinchal, sandalouze... et puis nous arrivons au ravitaillement de la Godivelle prés d'un petit lac : lac d'en Haut. Le point le plus prés du cantal et donc le plus bas du parcours . Maintenant reste a remonter ce que nous avons descendu .

Nous sommes un Dizaine de coureur à se retrouver là. Certain sont déjà bien usé . De on coté je gère malgré le corps qui à du mal à se mettre en mode no limite. Après le ravito je me cale avec une coureuse de Nantes ou nous discutons pas mal de temps cela aide à passer le temps et trouver un rythme régulier entre marche en côte et course sur les descente et replat. Ça grimpe bien mais les chemins sont large. Cette partie est un peu usante jusqu'à brion haut mais les paysages sont magique. Le seul bémols , beaucoup de route sur cette portion … Ça use mais cela fait le charme du parcours... MIXTE ROUTE ET CHEMIN .

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Nous arrivons à compain au 42 eme km en 5h15 … Ils nous restent 16 km … Je repars avec l'idée qu'il me reste 2h et je vais rentrer dans les partie.

Je recolle à une coureuse en peine et nous discutons... je reste à ses cotés et j'entends derrière moi deux mecs très chatcheur... mon amis Alain rencontré la veille est là et bien en forme … Nous faisons quelques hectomètre ensemble en faisant le trophée de la saucisse lors d'une côte et je les laisse partir car ils sont trop rapide pour ma part. Je garde du jus pour demain car la récupération va être la clefs de ses 3 jours.

Je retrouve le lac Chauvet et les chemin pris le matin , je me retrouve dans un groupe de 4. Nous longeons le lac a droite et non a gauche comme pas mal de coureur on pris du a un dé balisage.

Et puis nous retrouvons la route et les chemins pour rejoindre Besse. Je vais envoyer les 4 dernier km et rejoindre 4-5 coureurs et je vais terminer l'étape au alentours des 7h06' .

Un beau finish qui me permet de rendre la 26 eme place du scratch de l'étape sur une centaine au départ ce matin et la 12 eme place du classement par étape sur 41.

La ligne franchis , nous nous restaurons comme un buffet de gargantua. Patte , crudité, café , bière, thé bref nous sommes chouchouté.

Après avoir récupéré et discuté et pris une bonne douche au stade direction st ours pour le camp de base des deux prochain jours.

Je retrouve Alain au bar de besse et nous ferons la route vers st ours en camping car .

«Et il n'est rien de plus beau que l'instant qui précède le voyage, l'instant où l'horizon de demain vient nous rendre visite et nous dire ses promesses»

 

 

2ème Étape : Col de seyssat – St Ours 32km 1500 de D+

Dimanche 20 mai 2018

« La France, c'est l'Auvergne avec quelque chose autour »

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La montée sec au puy de dôme au réveil ça pique ça pique mais que s'est beau

Départ en bus à 6h de St ours, nous allons direction le col de Seyssat au pied du puy de dôme ou nous attend le départ de l'étape. Elle doit être belle car nous allons être 200 au départ ce celle ci … du monde du monde et encore du monde . Le soleil se lève et la bonne humeur est au rendez vous . Ça chambre , ça rigole mais encore pour combien de temps. 30' plus tard le départ est donné par l'organisateur . Les premiers partent comme des balles. De mon coté, cela sera une montée en marche rapide et on verra au retour du sommet comment est la forme. Je pars donc de derrière et discute avec des coureurs de Auxerre venu en club , d’Arcachon, de clermont venu faire l'étape ...Alain se détache et part devant avec guillaume qui lui joue le général.

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Je vais profiter du levé de soleil sur la chaîne des puys et pouvoir voir l'endroit ou l'on est partis hier avec le sancy en point de vue … la vue est magnifique le temps dégagé et déjà 8°.

La montée et la descente se fera en 55' pour environ 5 km. Les jambes tournent bien. Je reste cool et je me retrouve avec Sylvie une coureuse pyrénéenne et couturier jean Paul qui prépare la montagnard 120 km . Je reste dans se groupe jusqu'au deuxième puy. Nous longeons le grand sault, le puy fillu, le puy balmet, le puy de côme. Puis des que ça monte je me sens bien , je retrouve les coureurs qui étaient partis trop vite je dépasse , je dépasse... la forme est là mais je la canalise. Nous sommes entre sous bois et chemin étroit cela me va.

 

Nous passons vulcania et le ravito et je dois me trouver en milieu de peloton. La femme de guillaume est bénévole avec ses enfants et nous chouchoute au ravito du 13 ème km . Je remplis l'eau et prends quelques friandise du matin 1h30 et 13 km ca avance bien. Nous prenons la direction du second puy et nous longeons me semble t'il le creux Morel. Les km passe , ça grimpe ça descend et les km passe … le puy des gouttes se passe bien malgré un bon raidar mais le paysage est magnifique. J'entame la descente a une belle vitesse et je reprend une quinzaine de concurrents.

Direction le puy de jumes qui lui aussi va nous donner du file a retordre.

Dans cette descente, je rejoints dans la descente et au pied du dernier puy de louchardières l’ami Alain. Nous restons ensemble jusqu'au milieu de l'ascension puis je ne le reverrai qu'a l'arrivée.

Dans l'amorce de la descente vers l'arrivée je fais course commune avec Arnaud qui est de bourges . Nous finirons les 10 dernier en 1h main dans la main à l'arrivée . La descente s'est fait a rythme très élevé .

Nous partageons une bonne bière à l'arrivée et retrouvons un à un les amis jusqu’à l'arrivée de chacun. Un belle atmosphère règne à l'arrivée.

Je finis l'étape 2 en 3h47' 7 éme de l'étape jour 2 et 64 éme au scratch du jour / 175 arrivant

Bien content , je remonte de la 12éme place du général à la 10 éme place sans forcer et sans bobo.

Place à la récupe et au sommeil. La journée de demain va être longue et dur pour les organismes. La météo annonce un temps mitigé avec des la pluie et orage après 11h du matin .

« Au premier voyage on découvre, au second on s'enrichit »

 

3 éme Étape : Chatel-guyon – St Ours 52km 1500 de D+

 Lundi 21 mai 2018

« Mieux vaut compter sur son âne que sur la jument du voisin »

 

3ème jours , 3 eme étape : déjà du dégât dans le peloton

Ce matin , J'apprends à la descente du bus le non départ d’Alain . Je suis sur le cul car hier il était remonté au puy de dôme prendre un bain de soleil couchant.

Bref la tête dans le cul le départ se profile. Un voisin du stade commence a nous gueuler dessus pour le volume de la sono qui a du le réveiller a 6h45.

Le temps se couvre au gris et a 7h07 pétante le départ est donné . J'essaie de rester au contacte de Vincent et guillaume . Aujourd'hui je tente après deux jours à être resté en gestion.

Je colle bien le groupe mais je les laisse partir car l'étape va être longue.

Nous arrivons près du château de chazeron , les paysages sont magnifique... ça monte et ça descend, on est un groupe de 4-5 coureurs avec vinssent et Nathalie la première féminine.

Entre le 7 eme et 10eme nous continuons tout droit et ne voyons plus de balisage et bim première erreur de la journée du à l'inattention.

Demi tour et 4-5' de perdu nous ne voyons plus le groupe de Vincent et guillaume.

Quelques km plus loin nous retrouvons le ravitaillement du 15 eme km, les feux sont au vert pour ma part. A chanteloup , je fais le plein d'eau et quelques tartines. Je suis a 9,5 de moyenne . La famille de guillaume tient le ravito. J'aperçois Alain venu nous encourager. Il a l'air un peu déçus de pas être avec nous mais son sens de l'humour prend le dessus et nous divertis au ravitaillement. Je ne traîne pas et lui souhaite bon rétablissement et qu'il me prépare une bière à l'arrivée.

Après le ravito , je recolle à Vincent et nous restons ensemble jusqu'au Gour de Tazenat au km 18.

Le gour de Tazenat est un lac d’origine volcanique qui marque la limite nord de la Chaîne des Puys.

Le Gour de Tazenat forme un rond quasi-parfait. Il s’étend sur un peu plus de 30 hectares avec un diamètre de 800 mètres en moyenne à la surface, et de 400 mètres au fond du cratère. 

 Les pentes rapides du mont, boisées à droite, et nus à gauche, tombaient dans l’eau qu’elles entouraient d’une haute enceinte régulière. Et cette eau calme, plate et luisante comme un métal, reflétait les arbres d’un côté, et, de l’autre, la côte aride, avec une netteté si parfaite qu’on ne distinguait point les bords et qu’on voyait seulement, dans cet immense entonnoir, où se mirait au centre le ciel bleu, un trou clair et sans fond qui semblait traverser la terre percée de part en part jusqu’à l’autre firmament. 

Le site est sublime et arrive de nul part. J'entends des voix au loin, des coureurs reviennent d'un chemin et j'aperçois Guillaume avec 4 coureurs. Nous contournons le lac et le lieu est magnifique . Entre roche et sous bois … DANS LE PENTU . Ils nous racontent qu'ils ont fait une petite erreur de parcours. On reprend le chemin et je me pose quelques minutes sur le panorama en haut de la crête du gouffre.

Nous sommes un bon groupe de 4-6 coureurs et nous avons un bon rythme... Je suis bien … nous nous relayons bien et discutons pas mal avec guillaume.

Arrive le ravito du 25 ème km et comme d'habitude , je m'attarde pas . Eau, deux verres , pain et gâteau et je repars... avec un coureur qui court l'étape uniquement avec un dossard rouge … je regarde après 1km je vois guillaume et Vincent a 400-500 mettre derrière. Je lève le pied mais essaie de rester au contact du coureur avec qui je suis … J'espère au fond de moi qu'ils rentreront sur nous... km 30 , nous arrivons au point culminant de la course … Je me sens en forme , je ne vois plus guillaume et Vincent mais je suis toujours avec mon binôme qui est sur l'étape … Si je m'en refaire à ce que guillaume me disait tout à l'heure , je dois être deuxième du classement de l'étape du jour et le premier cette extra terrestre doit être 1h devant lol.

Je déroule bien , les sensations sont bonnes. Nous longeons une clôture et je rate le balisage qui était dans mon angle mort a droite. Et je reprends le bon chemin en râlant un peu car le balisage était a l'intérieur d'un virage a 240° … je commence la descente et à peine 50 métrés après l'amorce je mets le pied sur une rondin de bois en me retournant pour voir ou était mon binôme et craque ma cheville tourne … je sens une belle torsion qui me fait hurler... Mon binôme me demande si ça va, je lui répond non … je boite , et la douleur est vive … je descends comme je peu … j'arrive au pied de la descente et le replat est dur. Je ne peux plus courir... je marche et j'ai mal... a 18 KM de l'arrivée je me dit la course est finis.

Quelques minutes plus tard, Guillaume et Vincent me rattrapent, Ils me voient dans le dur... me souhaite bon courage et je lis dans ses yeux , la déception de me voir comme ça... je lui dit prépare moi une bière à l'arrivée... je blague mais les idées noires fusent.

Je suis maintenant 4 ème de la course...

J'ai du mal à me concentré sur la piste et le balisage en même temps et la arrivée au village du blanchet .. Je file a droite et arrive en bas du village … je me dit mais non c pas par la je regarde la carte et je vois que je suis a 1,5 km de la trace en contre bas... je retrouve le GR et aperçois des coureurs en haut 1, 2, 3 et dans se groupe je reconnais la silhouette de la 1 er féminine. Je remonte une côte et retrouve la trace de la course mais je dois être 7 eme de la course à étape.

Je marche , je trottine mais je suis au ralentit avec la douleur... les chemins sont caillouteux et boueux. Je prend la direction du rocher de la vierge … je me fais encore dépassé par 3-4 coureurs .. .

Je me trompe encore je tombe sur une belle fontaine vide … ma lucidité est compliqué la douleur prend le dessus .

J'arrive au roche et la encore 3-4 coureurs dont la deuxième féminine me dépasse … je descend comme je peux le rocher car ça glisse et il se met à pleuvoir...

Je rejoints comme je peux le ravitaillement du 41 ème km au stade de Chapdes-beaufort... j'ai du mettre 1h30 pour 10-11km . Les bénévoles me disent que les secours sont partis me chercher suite au signalement des coureurs de mes difficultés. Je leur dit ça va très bien à part ma douleur … mais après 133 km je vais terminer même si je mets 2h pour les 10 derniers km...

Je repars après 5-10' de pause avec un bon café...

je prend à gauche suit le fléchage et après 2-3 km je n'aperçois plus de fléchage . Je suis dans un terrain caillouteux descendant et je souffre pas mal … je me dit continu et tu retrouveras le balisage mais rien au bout de 3km ...mince avec ma cheville , je me vois pas faire demi tour et remonter cette pente qui m'a fait si mal en descendant... j'arrive a un ruisseaux et ça remonte … J'arrive dans un village et là je croise les secours qui me cherche moi et un autre coureur qui à le mollet claqué...

il m'indique le bon chemin et je rejoints le parcours...

Je reprend un chemin plus carrossé et ma foulée est mieux je lis 45 KM sur ma montre je me dit 7 km dans 1 h je suis arrivée . Cela me motive et me donne un peu d'entrain.

Je croise des suiveurs en voiture qui me donne un morceau de st nectaire … ET JE ME RETOURNE … je vois deux coureurs qui m'avait doublé au rocher de la vierge... je me demande comment je peux être devant eux sachant qu'ils m'avaient doublé avant le stade...

Suite à mon erreur, j'ai du coupé de 1,5 km en faite et pas prendre le bon chemin …

Cela s’avérera vrai après vérification de mon GPS à l'arrivée qui indiquera que 50,2 km

Mais sincèrement , je leur fais comprendre que mon intention est juste de rallier l'arrivée et me poser ces questions d'erreur de parcours à ce moment est cadet de mes soucis... mais je vois que ça leur plaît pas …

JE REPREND LE CHEMIN et continue ma route vers la ligne , je passe l'autoroute et emprunte encore un chemin caillouteux qui fait mal à ma cheville... L'entrée de st ours se profile et une grosse côte se profile aussi et je vois le cloché du village un Mr me dit le dernier km … et la je recours , je n'ai plus mal . J'arrive près de l'église … de la mairie , le salle polyvalente et je franchis la ligne d'arrivée en un peu plus de 6h36' sachant qu'avant la chute j'étais sur 6h... je me rends compte que j'ai limité la casse et je franchis la ligne... HEUREUX AVEC ALAIN qui me donne 50 métrés avant une bonne bière fraîche …

Je me pose et constate que je suis 16 éme de l'étape au scratch et 10ème de coureurs sur les 3 étapes.

Je sauve ma 10ème place au général et j'apprendrai par guillaume plus tard que je suis en faite 9 ème …

Bon le classement est accessoire , je pense à ma cheville qui me brûle et qui est gonflé.

Je mange et vois les concurrents arrivée. Le médecin m'ausculte et me dit que les ligaments sont pas touché mais que les tissus sont un peu abîmé...

« Le voyage est une espèce de porte par où l'on sort de la réalité comme pour pénétrer dans une réalité inexplorée qui semble un rêve »  

 

En conclusion,

Après 3 jours de récupe, la cheville va mieux et bien dégonflé. Ce matin, je suis allé voir mon osthéo et il m'a débloqué la zone d'impact du au choc et aéré les tissus . Je me sens comme libéré... 10 JOURS DE REPOS vont faire du bien … plus de peur que de mal.

Je tiens a remercier l'organisation, les bénévoles et les coureurs rencontré pour cette bonne humeur et cette joie qui a été salvatrice et générateur de bien être durant ses 3 jours.

La vie du camp de base pour ma part a été vécu de belle manière … je garde en tête ses beaux sourires sur le parcours et à l'arrivée de chaque étapes … je garde de belle rencontre comme Alain, Philippe, Vincent, guillaume et sa famille , Arnaud, viannette, Coralie, Camille, Bruno, nos amis belges aussi ainsi qu’Alain et sa femme et plein d'autre au nom anonyme ou nous avons échangé sur le parcours et tout ceux que j'oublie pour ses moments de vie inoubliable.

 

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2018 Marathon Poitiers-Futuroscope°56


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27/05/2018
Marathon Poitiers-Futuroscope 198 3:47:11.   Guillot William Coureurs De Fond Deolois

Poitiers Futuroscope

 

 

 

 

 

 

VIDÉO. Le départ du marathon Poitiers - Futuroscope

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2018 Marathon des vins de blayes n°55

Marathon des Vins de Blaye

 

Marathon des Vins de Blaye 2018

 

  12/05/2018 Marathon des vins de Blaye 217 4:37:26   Guillot William Les Coureurs De Fond Deolois

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